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Le château de Pierre d’Aubusson

Tourisme, nature, rivières, patrimoine : notre territoire et ses richesses > Sites emblématiques et historiques

Pierre d’Aubusson, grand maître de l’ordre des chevaliers hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, est né en 1423 au Monteil au Vicomte. C’est là que se trouve le château, Inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques (I.S.M.H) depuis 1964.

Les origines de la fortification sont méconnues, faute de sources documentaires. On peut lier son origine à celle des seigneurs du Monteil, au XIIème ou XIIIème siècle, devenus vassaux des comptes de la Marche, et qui conserveront toujours le patronyme de leur famille souche disparue (les Aubusson) dont le titre continuera à désigner le château familial du Monteil au Vicomte.

Ce château constituait le noeud d’un patrimoine familial important. La seigneurerie du Monteil, composée de terres, moulins, étangs, forêts et redevances féodales, ainsi que des droits de justice sur les habitants, s’est étendue jusqu’à l’époque moderne sur la paroisse du même nom et une partie de celle de châtain (aujourd’hui rattachée à la commune du Monteil) ainsi que sur celles de Saint-Pierre-Bellevue et de Vidaillat.

Après la mort d’Antoine d’Aubusson en 1506, la seigneurie passe aux mains de la famille d’Arpajon, originaire du Rouergue, puis à celle de Pierrebuffière, avant d’être acquise par les Seiglière. Plusieurs propriétaires se succèdent au XVIIème siècle. En 1645, le château est presque inhabitable, mais d’importantes réparations effectuées dans les années 1660 permettent de lui redonner vie avec l’installation sur place du vicomte Denys de Gédoyn. Il sera habité jusqu’au début du XVIIIème siècle par mais ne connaîtra ensuite que des réparations ponctuelles, en 1743 et 1765. Il est vendu comme Bien National à la Révolution.

Si aucune source descriptive comtemporaine n’existe, un aveu et dénombrement de 1720 apporte de précieux renseignements sur l’organisation des lieux :
- proche d’un grand étang ;
- entouré de vastes pièces de jardins clos avec allées et de prés ;
- la résidence des seigneurs est installée sur une plate-forme terrassée, à laquelle on accède par deux pont-levis qui mènent à l’interieur d’une première enceinte (dite "basse cour") "renfermée d’une grande muraille"bordée de "grands fossés à fonds de cuve" et équipée d’une "tour avancée".
- de cette enceinte, on peut pénétrer par l’Est dans le château lui-même, décrit comme "un château maison forte composé d’un grand corps de logis appelé le donjon". Une grosse tour domine l’ensemble, dotée de 4 étages voûtés
- à l’Ouest de l’enceinte, une grande tour carrée de 4 étages complète le dispositif.

Le site révèle finalement des similitudes avec d’autres lieux de la même époque, dans le style de construction et les concepts défensifs qui y ont été développés.

Le château était il y a peu en état de ruines avancées, envahies de végétation et entourées de broussailles. Seule l’une des tours, au Nord-Ouest, résistait encore au temps, malgré de grandes brèches qui la cisaillaient et un parement qui s’écroulait progressivement.

Pour avoir plus de détails sur la cristalisation de la tour (dont photographies), cliquez ici !


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