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Un diagnostic réactualisé en 2008

Tourisme, nature, rivières, patrimoine : notre territoire et ses richesses > Les rivières, un équilibre fragile à préserver

Pourquoi faut-il préserver nos cours d’eau ?

Ensablement sur le Thaurion - Crédit photo : Géonat

La localisation de notre territoire en tête du bassin de la Vienne (= en amont) fait que la restauration et le maintien de la qualité des rivières est très importante. En effet, nous nous devons de préserver une quantité et qualité d’eau suffisante pour alimenter l’aval du bassin versant.

L’intérêt écologique des cours d’eau présents sur notre territoire est fort : les inventaires des Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF) mettent en valeur l’intérêt écologique du Thaurion et de la Maulde et de leurs affluents. Ces deux derniers sont d’ailleurs classés pour la protection des poissons migrateurs.

Il est également à noter que le Thaurion et certains de ses affluents sont également classés en site Natura 2000.

Quel est l’état de nos cours d’eau ?

L’état des lieux selon la Directive Cadre sur l’eau

L’état des lieux fait dans le cadre de la DCE atteste d’une bonne qualité de l’eau et des milieux aquatiques. Néanmoins, il fait également apparaître un mauvais état morphologique et hydrologique.

Les principales problématiques identifiées sont les suivantes :
- Dégradation des relations amont/aval = Grand nombre d’ouvrages hydrauliques
- Dégradation des annexes fluviales = Grand nombre d’étangs, piétinement des berges
- Dégradation du lit mineur = colmatage du lit, reprofilage, recalibrage

Pour y répondre, les mesures préconisées sont : l’entretien des berges et du lit, limiter la divagation du bétail dans les cours d’eau, l’entretien des cours d’eau et annexes et le respect des dynamiques du transport solide.

Pour visualiser les objectifs de la DCE, cliquez ici !

Pour visualiser les résultats de l’état des lieux de la DCE, cliquez ici !

L’état des lieux 2008

Cet état des lieux comprend une analyse des paramètres suivants :
- Le lit et les berges du cours d’eau
- Les ouvrages : ponts, buses, passages à gué, seuils
- L’occupation du sol et les activités des abords des cours d’eau
- Les caractéristiques de la végétation de berge
- La qualité physico-chimique (14 analyses), biologique ( 14 Indices Biologiques Globaux Normalisés – IBGN) et piscicole (8 pêches électriques) des cours d’eau
- Les zones humides : localisation, typologie de la végétation et priorités

Piétinement des berges par le bétail sur la Leyrenne - Crédit photo : Géonat

Les résultats de l’état des lieux réalisé en 2008 par le bureau d’étude Géonat est à peu près conforme à celui de la DCE.

En effet, il montre que nos rivières présentent un contexte climatique et hydrologique favorable à la vie aquatique. Les résultats d’analyses physico-chimique (=qualité de l’eau), biologiques (=qualité de la vie aquatique) et piscicole (=qualité de la population piscicole) mettent en valeur une bonne qualité globale physico-chimique et biologique de l’eau.

Etant proches des sources, il est logique que nous ayons ces résultats mais notre responsabilité de préserver cette qualité en est que plus importante.

Pour visualiser les résultats des analyses, cliquez ici !

Néanmoins, un certain nombre de dysfonctionnements ont également été constatés :
- dégradation des berges et du lit mineur : piétinement des berges par le bétail, passage d’engins divers dans les cours d’eau, non entretien et disparition des boisements de berge…
- des obstacles à la libre circulation des poissons : buses, seuils, certains embâcles et divers ouvrages…
- l’ensablement ponctuel des cours d’eau, défavorable à la fraie des poissons : érosions diverses, certaines pratiques forestières et agricoles non respectueuses…

Sortie d’étang sur le ruisseau des Vergnes - Crédit photo : Géonat

- l’impact de certains étangs mal entretenus sur les rivières
- la présence d’espèces invasives : écrevisses non autochtones, Renouée du japon

L’ensemble de ces problèmes expliquent la disparition d’espèces sensibles à la dégradation de leurs habitats telles que la truite fario ou encore certaines espèces de moules d’eau douce. Ces espèces emblématiques sont des espèces bio-indicatrices ou repères qui vont nous permettre de constater à long terme les effets de nos actions.

1580 hectares de zones humides prioritaires ont été identifiées, différents degrés de priorité ont été définis en fonction de leur trois fonctions principales : réservoir de biodiversité, fonction d’épuration/ de filtre naturel de l’eau et fonction de régulation du débit des cours d’eau.

Les zones humides sont menacées essentiellement par l’abandon de leur entretien qui engendre un boisement naturel les asséchant progressivement, mais aussi par des opérations de drainages volontaires.

Pour visualiser les zones humides prioritaires, cliquez ici !

Résultats de la concertation des acteurs locaux

Le taux de réponse aux questionnaires pour les petits cours d’eau (mis à disposition des mairies et des Associations Agrées de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques) est 13%.

Plantations en bordure de la Védrenne - Crédit photo : Géonat

Les données recueillies ont permis de mieux connaître une partie des petits cours d’eau et d’identifier des points problématiques, qui ont été intégrés dans le programme d’action. Pour visualiser les résultats des questionnaires, cliquez ici !

6 groupes de travail ont été réunis sous la forme de tables rondes thématiques : Agriculture, Forêt, Pêche/chasse, Tourisme/loisirs, Ecologie/environnement et Usages économiques. 39 personnes ont participé à une ou plusieurs réunions dont des élus, des usagers, des entreprises, des administrations, des syndicats et des associations.

Ces échanges ont mis en valeur un certain nombre de problématiques dont la nécessité d’informer et de sensibiliser le grand public et les professionnels à la préservation des milieux aquatiques.


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